QUE SE PASSE-T-IL EN AMAZONIE?

L'Amazonie est un lieu sacré pour certains, une mine d'or pour d'autres. 
Cette série est consacrée à l'Amazonie, ses peuples, ses rituels, ses secrets, et évoquent les nombreuses industries qui la menacent.

 

EPISODE #1
DE QUOI PARLE-T-ON?

« Les catastrophes sont dites naturelles, comme si la nature était le bourreau et non la victime. »

Cette citation du célèbre philosophe et écrivain uruguayen Eduardo Galeano résume assez bien l’aveuglement de l’Homme devant la situation critique que connaît notre mère sacrée à toutes et tous : la Terre.

Cette Terre souffre, ses richesses s’épuisent, et pour la protéger, les êtres humains que nous sommes devront comprendre un jour que le collectif prime sur l’individuel.

Concentrer nos efforts, produire moins, consommer avec raison et localement, s’entraider. Pour notre bien et celui de notre planète.

Lieu sacré pour les uns, territoire exploitable pour les autres, l’Amazonie est depuis bien trop longtemps exposée aux désirs illuminés de notre espèce. 

Elle regorge encore, mais pour combien de temps,  de trésors cachés, de communautés qui ont préservé une forme de vivre si loin de la notre ; de traditions anciennes dont notre monde occidental ferait bien de s’inspirer au risque de se demander un jour « Et s’ils avaient raison ? », de richesses naturelles, d’espèces végétales et animales que nous considérons si peu.


Cette nouvelle série radiophonique est consacrée à l’Amazonie et ses secrets, à ses habitants et leurs coutumes. Elle est un hommage à cette région du monde, immense et magnifique. 

Bienvenue sur notre pirogue, pour une nouvelle nuit en Amérique Latine, au cœur de la jungle.

L’Amazonie constitue la forêt tropicale la plus grande de la planète et, par conséquent, elle est la principale génératrice d’oxygène dans l’atmosphère. Par rapport à son débit, il a été défini que la zone de drainage amazonienne correspond au plus grand bassin d'eau connu dans le monde. 

Le volume moyen d'eau transporté à son embouchure dans l'océan Atlantique dépasse les 200 000 mètres cubes par seconde. On comprend donc l'importance de l'Amazonie du point de vue de son état de réserve d'eau douce. La rivière de cette forêt, qui porte le même nom, comprend un cinquième partie de l'eau potable totale disponible pour l’humanité.


La forêt amazonienne produit de grandes quantités d’eau, non seulement pour le Brésil, mais pour toute l’Amérique du Sud, les masses d’air chargées de vapeur d’eau produites par l’évapotranspiration, transportent de l’humidité vers le Brésil, ces énormes nuages de pluie influencent les précipitations en Bolivie, au Paraguay, en Argentine, en Uruguay et même dans l’extrême sud du Chili. L'Amazonie et les forêts tropicales stockent entre 90 et 140 milliards de tonnes de carbone qui contribuent à stabiliser le climat mondial.


La biodiversité de la région qui entoure l’Amazonie est également considérée comme la plus grande du monde, avec un grand nombre d’espèces animales et végétales qui pourrait même dépasser celui des océans. De plus, l’importance du bassin amazonien couvre les besoins immédiats de subsistance de l’humanité (eau, oxygénation de l’environnement, ressources forestières) mais celui-ci est également défini comme une composante fondamentale de la biosphère qui n’est peut être comparée à aucun autre écosystème connu.


L'Amazonie couvre près d'un tiers de la Colombie, il y a plus de 390 000 millions d'arbres et 10% de la biodiversité mondiale. Dans cette macro région, qui regroupe neuf pays différents (Brésil, Bolivie, Pérou, Colombie, Equateur, Venezuela, Guyane, Suriname et Guyane française) vivent 35 millions de personnes dont plus de 2,6 millions d’indigènes.


La préservation de l'Amazonie est essentielle pour l'agriculture, la production alimentaire, les espèces de l'Amazonie sont également importantes pour la production de médicaments, et d'autres produits. Plus de 10 000 espèces végétales de la région contiennent des ingrédients importants pour la lutte médicale, cosmétique ou biologique contre les ravageurs.

« J’ai besoin de vous tous pour nous soutenir, nous indiens du Brésil, pour préserver le foret, et pour qu’on nous laisse tranquille, nous qui y vivons.

Nous indiens, tous ensemble, que que soit notre peuple, nous sommes préoccupés par la disparition de la foret, par la disparition de la nature »

Ces propos résonnent… comme perdus dans l’immensité du monde. 

Ils sont ceux de Raoni, célèbre chef du peuple kayapo vivant dans le territoire indigène de Capoto-Jarina, au Brésil.

Plus de 1 000 tribus, comme la sienne, vivent au sein des forêts tropicales. Ces tribus sont menacées par l’activité illégale qui s’étend de plus en plus sur leur territoire. Leur disparition provoquerait la perte d’un patrimoine culturel hors du commun et d’un savoir-faire ancestral.

Les indiens d’Amazonie sont connus pour cultiver, depuis des millénaires, sur des terres particulièrement déboisées et brûlées. La jungle se reconstitue elle-même sur les petites parcelles qu’ils laissent en jachère, contrairement à l’agriculture massive et moderne. Les indiens contrôlent, observent, maitrisent. 

Depuis toujours, les populations natives d’Amazonie sont menacées par la population croissante non-autochtone et ses travers. Maladies, alcool, activités dévastatrices comme la recherche d’or par exemple…. Les populations n’arrivent pas toujours à se préserver de l’intrusion.

Certaines d’entre elles refusent le contact avec l’extérieur car, au cours de l’histoire, elles se sont vues attaquées ou décimés par des maladies exogènes.

Par exemple, au Pérou, à la fin du XIXè siècle, de nombreux Mashco-Piro ont été capturés et réduits en esclavage, poussant ainsi le reste de la communauté à se réfugier davantage dans les méandres de la jungle, simplement pour se protéger. Depuis 2010, certains membres de la tribu Mashco-Piru sont apparus à proximité des villages en bordures du fleuve Alto Madre de Dios, dans la région protégée du Manu, à la frontière entre le Pérou et le Brésil. Le Ministère de la Culture péruvien a développé des programmes de protection pour limiter les contacts et éviter la propagation de maladies qui mettraient définitivement cette population autochtone en péril .


Il est difficile de résumer en quelques mots la richesse humaine et culturelle de cette région du monde mais il est essentiel de retenir que les frontières ont été créées par les hommes. Les frontières… ces barrières qui ne devraient pas exister et qui n’ont jamais existé pour les peuples autochtones, dont les croyances et les rituels sont parfois semblables d’un territoire à l’autre.

Tout a du pouvoir, Tout est vivant, conscient, sensible. Tout est énergie, tout est possible.

Les peuples des différentes Nations partagent le même attachement pour la Terre. Ils vivent en harmonie avec la nature, à qui il se doivent de rendre tout ce qu’ils prennent.

Leonardo Di Caprio, Cara Delevigne, Kylian Mbappé ou même Emmanuel Macron. L’été dernier, alors que la forêt amazonienne s’embrasait dans des proportions sans précédents, ces personnalités, de la trempe de ceux qui comptent sur Twitter, Instagram ou autres, se saisissaient de leur téléphone pour tapoter quelques messages à destinations de leurs abonnés. « Le poumon de la planète brûle », « la forêt produit 20 % de l’oxygène du globe», voilà les deux informations qui revenaient le plus souvent, héritées d’un inconscient plus ou moins collectif et relayées par d’autres politiques, ONG ou défenseurs de l’environnement. Avec un objectif assez clair, celui de rappeler à tout le monde l’importance plus que capitale de la plus grande forêt tropicale du monde.


Mais son importance justement, se traduit-elle vraiment de cette façon-là ?

Tout d’abord, est-elle un poumon ?


Quand nous humains inspirons, nos poumons trient l’air pour alimenter en oxygène, via notre système sanguin, nos muscles, organes ou tissus.
Lorsque nous expirons, nous éliminons ce dont nous n’avons pas besoin, en l’occurrence le dioxyde de carbone.
Les plantes, par la photosynthèse, captent avec leurs racines les minéraux pour se nourrir et avec leurs feuilles le gaz carbonique présent dans leur environnement. Elles se servent ensuite de l’énergie solaire pour transformer tout cela en glucides et grandir puis au passage rejeter de l’oxygène dans l’atmosphère.
La forêt fait donc l’exact inverse d’un poumon. Mais l’idée de cette analogie était plutôt de démontrer que nous pouvions alimenter les nôtres en grande partie grâce à elle. Du moins à 20% grâce à elle.

 « La formule est belle, mais elle n’est pas scientifique » modère Philippe Ciais, chercheur au laboratoire des sciences, du climat et de l’environnement au journal Le Parisien. Si elle s’en donne l’air, c’est parce qu’elle nous rappelle à tous nos cours de biologie sur la photosynthèse. Mais si ce fonctionnement est valable pour un arbre, l’est-il pour l’Amazonie toute entière ? « Certains de ses arbres, explique Marc-André Selosse, professeur au muséum d’histoire naturelle de Paris, toujours pour Le Parisien, certains de ses arbres fabriquent de l’oxygène, mais d’autres meurent et se décomposent, des insectes consomment des feuilles, des champignons croissent sur les souches mortes et les bactéries prospèrent : tout cela consomme de l’oxygène. Cette forêt est donc plutôt à l’équilibre ».
La communauté scientifique trouve un consensus entre 5 et 7% tout en précisant que la forêt consomme tout l’oxygène qu’elle produit.

Son importance dans la biosphère n’est donc pas dans sa production massive d’oxygène.

C’est déjà une inépuisable bibliothèque de biodiversité, la plus grande de notre planète : 7 millions de km² dont 2/3 de jungle dense, 40 000 espèces de plantes dont 16 000 essences d’arbres, 2,5 millions d’espèces d’insectes, 1500 oiseaux, 500 mammifères, 550 reptiles et combien encore à découvrir ? Atto au Brésil, Tiputini en Equateur, Mitaraka en Guyane et bien d’autres encore sont autant de bases scientifiques où se relaient les chercheurs du monde entier pour comprendre le fonctionnement, les symbioses, les comportements que l’on peut observer dans la faune et la flore de ces régions. Et pour répondre à ce fameux « combien encore à découvrir ? ». Nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement.

La forêt amazonienne est surtout garante de l’équilibre du climat de l’Amérique du Sud. Rien que cela. « Elle joue naturellement un rôle, nous explique Plinio Sist, directeur de l'unité Forêts et Sociétés au Centre de recherche agronomique pour le développement dans un entretien pour RFI le 24 juillet 2019, elle joue naturellement un rôle fondamental de régulation climatique en maintenant l'humidité en produisant de la vapeur d'eau, en régulant les réseaux hydriques. Elle est donc fondamentale à l'équilibre général du continent sud-américain. » 

L’équation est donc assez simple, pour maintenir l’équilibre de la biosphère sur ce morceau de terre grand comme quatre fois l’Union Européenne, il faut préserver la forêt amazonienne. Si la forêt vient à disparaître davantage, les risques pour que les saisons sèches s’étirent sont grands.
Oui mais voilà, entre les incendies et la déforestation, il n’est pas évident de rester optimiste.


Depuis 20 ans, des efforts notables en termes de déforestation ont été consentis, notamment par l’état Brésilien qui concentre 60% de la forêt sur son territoire. « Le Brésil s'est doté, toujours selon Plinio Sist, d'un système performant de suivi de la déforestation, et avait donné les moyens aux agences environnementales de vérifier sur le terrain les causes et de sanctionner les fautifs ».
L’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro a jeté comme une ombre au tableau. Les enjeux économiques ont repris leurs droits et il règne sous son mandat un sentiment d’impunité pour les acteurs de la déforestation.
Il est souvent rapide d’inverser un cercle vertueux mais beaucoup plus long d’endiguer une spirale négative.


Pour faire face aux inconséquences du gouvernement Brésilien, une question vient très vite aux lèvres, celle d’une gestion internationale. Si elle soulève directement celle de l’ingérence, ô combien sensible, serons-nous en mesure de ne pas en oublier les enjeux primaires ? Ceux d’une forêt qui doit pouvoir nous survivre. 

Sources et morceaux : 

  • Los Mirlos – Sonido amazonico

  • Raoni - Discours aux dirigeants du monde

  • Danit - Cuatro vientos

  • La Anaconda

  • Los Wemblers - Cumbia amazonica

 

EPISODE #2
DE PAÑACOCHA À CAYENNE

La canopée à perte de vue. Le chant des oiseaux, le bruit blanc de l’eau, le fourmillement de la vie, de la verdure et encore de la verdure.

Le son lancinant d’un moteur qui pétarade, le bruit sourd des détonations, les vapeurs invisibles de mercure, la sciure de bois retombant délicatement sur les souches d’arbre fraîchement abattus. 

Après avoir vogué au fil du fleuve amazone et des chiffres vertigineux tentant de traduire l’infinie diversité de la biosphère amazonienne, restez à bord de notre pirogue et laissez-vous embarquer en Equateur et en Guyane Française. Car vous l’aurez compris, l’Homme moderne a pénétré l’Amazonie jusque dans ses moindres recoins attiré par l’odeur des hydrocarbures et des minerais.

Restez à bord de notre pirogue et découvrez avec nous comment la main de l’homme peut façonner la nature, se l’approprier, la modifier elle et les modes de vies des sociétés qui l’habitent depuis toujours.

Imaginez. Imaginez-vous à Quito, la capitale Equatorienne, imaginez-vous prendre la direction du sud-est et de la forêt amazonienne, une des dernières grandes villes que vous pourrez traverser est Puerto Francisco de Orellana, « El Coca » pour les locaux.

Si de cette ville portuaire, vous empruntez un bateau pour descendre le Rio Napo durant plusieurs heures, toujours plus profond dans la forêt, que vous accostez pour traverser une dense jungle sur quelques dizaines de kilomètres, vous pourrez naviguer à nouveau. Vous pourrez naviguer à nouveau sur le Rio Tiputini et quelques encablures plus loin vous pourriez arriver à la station scientifique du même nom.

La Station Scientifique de Tiputini est une collaboration entre l’université de San Francisco de Quito et celle de Boston, elle accueille depuis 1994 des scientifiques, étudiants, chercheurs, doctorants de toutes disciplines. De cursus en cursus, de thèses en thèses, de recherches en recherches, des scientifiques de tous pays étudient la faune et la flore de cette enclave de 638 hectares perdue au milieu de la forêt tropicale du parc national de Yasuni. “Sur 1 seul hectare du parc Yasuní“  affirme Diego Mosquera, responsable de la station pour un reportage de la Tribune de Genève en 2013, “Sur 1 seul hectare du parc Yasuní   – qui en compte 1 million – on dénombre près de 600 espèces d’arbres ; soit autant que sur tout le territoire des Etats-Unis et du Canada. Sur un arbre cohabitent jusqu’à 43 espèces de fourmis. Il a fallu des millénaires pour qu’une telle biodiversité se crée”.

Voilà ce que font ces scientifiques : ils observent, inventorient, documentent, consignent tout ce qu’ils peuvent. Ils viennent puiser dans cette inépuisable bibliothèque de biodiversité qu’est la forêt amazonienne afin que les chercheurs, professeurs, biologistes mais aussi défenseurs de l’écologie du monde entier puissent s’alimenter de connaissances et de données pour continuer leur travail.

Survolons à présent la jungle pour nous rendre plus au Nord. Imaginez à nouveau, imaginez des rues fraîchement pavées, des maisons blanches immaculées aux toits verts en tôle et aux jardins parfaitement calibrés. Imaginez ces maisons alignées le long de la chaussée dans une symétrie impeccable, des arbres touffus venant çà et là projeter leur ombre pour aider les riverains à tromper la moiteur ambiante. Non, nous ne sommes pas partis trop au nord dans un de ces quartiers pavillonnaires de la sunbelt étasunienne dont l’image nous est entretenue par d’innombrables films et séries produites par l’Oncle Sam. Non, nous sommes simplement revenus sur les rives du Rio Napo, à Pañacocha, non loin de l’endroit où les petroleros, les compagnies pétrolières qui exploitent les gisements en Equateur, extraient leur hydrocarbure. 

Car le pays est un des douze membres de l’OPEP, l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole. Il en produisait à ce titre ½ million de barils par jour selon le rapport Cyclope de 2016 qui établis chaque année un bilan mondial des matières premières. C’est assez peu comparé aux autres membres de l’organisation mais pour le pays, cela représente la moitié de ses exportations et une manne financière plus que conséquente avec pour principal client les Etats-Unis.


Les gisements de pétrole en Equateur ne représentent pas plus de 4% de la ressource en Amérique du sud mais se trouvent quasi-exclusivement sous la forêt amazonienne. Puits de pétroles, oléoducs, raffineries, cargos, une fois le gisement exploité, voici la liste non exhaustive des installations qui viendront polluer et mettre en danger les végétaux, animaux et cours d’eau qu’elles rencontrent.

Mais revenons à Pañacocha, revenons aux maisons que je vous décrivais car j’oubliais de vous en décrire la caractéristique principale : elles sont sur pilotis. Ces habitions sont destinées aux populations indigènes kichuas qui vivent le long du Rio Napo, rivière qui se trouve également être le fil conducteur de l’extraction de pétrole en Equateur. Ces populations se retrouvent, à rebours de l’imaginaire collectif, à travailler pour les petroleros.

Julie Dayot, doctorante à l’université d’Oxford en étude du développement, écrit sa thèse sur les interactions entre indigènes et petroleros en Equateur :
[interview de Julie Dayot]

« Ya estamos jodidos », on est déjà foutu pourrait-on traduire. Une rivière polluée par 40 ans d’extraction de pétrole, un état désengagé de ces régions et voilà comment au fil des années les Quechua se sont mis à accepter CGG la française, Texaco l’américaine mais surtout Petroamazonas l’équatorienne. Le temps de la lutte a progressivement laissé place à celui de la résignation. Après tout le mal est déjà fait alors autant obtenir une école pour les enfants, des emplois pour les parents ou de l’eau potable pour la communauté. Or noir et billet vert, voilà la recette du miracle.

Cet or noir justement, comment le trouve-t-on ?


Les petroleros procèdent à des recherches sismiques qui consistent à enfouir tous les 100 mètres des explosifs à 20 mètres de profondeur et d’étudier au radar les ondes des explosions. Depuis la tour d’observation de la Station Scientifique de Tiputini, la vue est imprenable sur le rio et sur la canopée. Et si vous tendez l’oreille, vous pourrez entendre au loin le bruit sourd des détonations. Bruit qui se fait, de jour en jour, de plus en plus clair.

La Guyane, deuxième plus grande région française, est couverte à 93% de forêt primaire.
La forêt guyanaise est l’une des plus préservés au monde, l’une des moins fragmenté, et donc l’une des plus riches. A titre d’exemple sur les 500 espèces de poisson présentes, 1 sur 4 est endémique.

Mais depuis les années 2000, du fait d’un cours à la hausse, la Guyane subit une nouvelle ruée vers l’or.
En conséquences, des populations pauvres, principalement venant du Brésil et du Surinam, sont amenées par des réseaux mafieux à exploiter l’or illégalement. On les appelle les garimpeiros et près de 10 000 séjournent dans la forêt guyanaise.

L’orpaillage illégal fait d’énormes dégâts. A cause bien sûr de la déforestation mais aussi du mercure utilisé pour séparer l’or, de la terre. Il s’évapore pendant l’opération, et donc retombe.


On estime à 130 T de mercure retombé chaque année en Guyane. Les effets sont désastreux sur les sols, rendus stériles sur les sites d’orpaillages, mais aussi dans les cours d’eau, ou les poissons l’ingèrent. Le poisson est la nourriture principale de beaucoup d’habitants, dont les peuples autochtones. 90% des enfants amérindiens Wayana présente un taux de mercure bien supérieur au seuil de l’OMS.


Pendant ce temps, le gouvernement souhaite développer l’industrie minière, et subventionne un projet colossal...la Montagne d'Or. 

Selon WWF, 820 stades de football de forêt primaire serait déboisées. 57 000 Tonnes d’explosifs, 46 500 T de cyanure, 195 Millions de litres de fuel serait nécessaire à son fonctionnement.
Le tout, entre deux réserves de biosphère et à proximité de vestiges d’anciennes civilisations amérindiennes.


Christophe Yanuwana Pierre, membre de l’association jeunesse autochtone de Guyane, le souligne : ce qui choque, c’est la démesure.
En juin dernier, sous la pression citoyenne, le gouvernement a finalement abandonné le projet. Mais fait notable, L’ONU avait signalé la France via le comité pour l’élimination de la discrimination raciale pour n’avoir pas tenu compte  «du droit de consultation du consentement préalable, libre et éclairé des populations autochtones affectées par le projet».


Selon l’état, le développement des mines aurifères, plus contrôlées, diminuerait l’orpaillage illégal. 


Le grand conseil des Amérindiens de Guyane dénonce l’argument par les chiffres : les autorisations de permis augmentent, les chantiers illégaux, aussi.

Malheureusement quand l’amour de l’or rend aveugle, on va le chercher les yeux fermés

Sources et morceaux : 

  • Opez – Estelita

  • Los Mirlos - La danza del petrolero

  • El Buho - Xica Xica

  • Spot publicitaire "La Montagne d'Or"

  • Grajé 

  • Lunatic - Le crime paye

  • Juaneco y su cumbo - Ya se ha muerto mi abuelo

 

EPISODE #3
DANS LA CHIQUITANIA

L’année dernière la partie bolivienne de l’Amazonie appelée Chiquitania a été ravagée par des feux. Bien que la Bolivie ne couvre que 10,2 % de la superficie totale de l’Amazonie, au 30 août 26,3% des feux se situent sur son sol.

Les pertes en faune, flore et victimes s’élèvent à 2 millions d’hectares de forêt,  plus de 200 millions d’animaux et 6 pompiers volontaires. Des feux qui ont commencé en mai de 2019 et qui se sont intensifiés en Août. Un mois après la multiplication des feux, le gouvernement de Evo Morales n’avait toujours pas déclaré désastre national. Comment sommes nous arrivés à ça?


La Chiquitania est la plus grande forêt sèche au monde et une zone de transition entre l’Amazonie et le Gran Chaco. C’est également une zone agricole où chaque année le brûlis et l’écobuage sont utilisés pour faire une rotation des terres cultivables et les laisser se reposer, mais aussi pour agrandir cet espace 


Depuis 2011 le gouvernement de Morales lance ce qu’on appelle El Paquetazo, une série de lois qui visent à agrandir les zones agricoles de façon agressive. En avril de 2019, la Chine signe un accord avec la Bolivie pour importer du bœuf bolivien. Les quantités de l’accord représentent 3 fois la quantité de bœuf produit en Bolivie. Les producteurs sont contents, mais cela implique une expansion rapide des terres agricoles.

En juin 2019, le décret 3973 qui permet aux producteurs d’intensifier le brûlis en forêt vierge pour avoir plus d’espace est approuvé. Il est passé pendant que la Bolivie traverse une période de sécheresse et de vents forts. 


Vers la fin juillet, les feux s’intensifient et les pompiers doivent intervenir. en Bolivie, le corps des pompiers est  conformé à 92% de pompiers volontaires. Face à une telle situation, non seulement ils n’étaient pas formés mais ils n’avaient pas le matériel nécessaire pour pouvoir combattre ces feux. 


Lors d’un interview avec Defiance, Jhanisse Vaca Daza, présidente de l’association Rios de Pie nous explique la situation :

"La réponse du gouvernement était insuffisante et les gens savaient qu’on avait besoin d’aide, les pompiers n’avait pas d’eau, ni d’équipement. Ils se sont donc tournés vers des institutions de confiance comme Rios de Pie pour centraliser l’arrivée des dons matériels comme financiers. Cependant, quand ces groupes envoyaient ces dons, ils étaient arrêtés par les militaires qui les retenaient et ne permettaient pas qu’ils arrivent aux pompiers. Nous avons donc décidé d’y aller nous mêmes, car on connaissait ces pompiers volontaires, c’étaient nos amis."

Elle raconte également qu’elle fut arrêtée à l’aéroport lorsqu’elle retournait en Bolivie avec des bottes et des masques pour les pompiers, sous prétexte que la situation d’urgence n’avait pas été déclarée et qu’elle ne pouvait pas faire rentrer ces dons.

Sous le même prétexte, le gouvernement refusa l’aide internationale, avec par exemple toute une équipe de pompiers argentins formés à lutter contre les feux en forêt et équipés pour aider, ou plusieurs dons envoyés par l’Australie qui se sont perdus dans la douane.

Face à cette situation, et au fait que personne ne parlait de ce qui était entrain de se passer, Jhanisse commença à publier beaucoup sur les réseaux sociaux, ce qui attira l’attention des médias étrangers. Suite à ça, le gouvernement commença à menacer Jhanisse, ainsi que les membres de Rios de Pie en les accusant d’être en train de fomenter un coup d’état.

Mais pourquoi le gouvernement a refusé cette aide?

"Nous avons deux théories, la première c’est parce que lorsque l'on déclare la situation d’urgence, la plupart du budget de l’état doit être détourné pour soulager les zones touchées et pour lutter contre le désastre. Ils auraient perdu beaucoup de leur budget alloué à la campagne électorale et les médias se seraient concentrés sur les feux. Ils essayaient de minimiser la situation et de ne pas trop en discuter pour en pas lui donner de l’ampleur.

La deuxième est que si l’aide internationale était arrivée, ils auraient du expliquer les raisons des feux et ils auraient du justifier les lois approuvés par le gouvernement. Le gouvernement avait une image de protecteur de l’environnement et cette situation montrait qu’ils étaient plus intéressés par le gain économique que par l’environnement. Un grand pilier de leur image international aurait été détruit."

Nous avons ensuite parlé avec David Flores, 25 ans, bolivien et photographe. Comme beaucoup d’autres boliviens, face au désastre qui était entrain de se produire, il a décidé d’apporter son aide dans la lutte contre les feux de la Chiquitania. Il connait la situation grâce à une publication sur Instagram vers la dernière semaine d’août et  le 26 août décide de partir vers Santa Cruz pour être pompier volontaire;


Contrairement aux pompiers qui rentraient pendant une semaine et devaient sortir pendant quelques jours avant de pouvoir retourner au feu, David a passé 35 jours dans la Chiquitania. Au début son rôle était de lutter contre les feux, ensuite de faire voler des drones pour identifier plus facilement les points chauds et vers la fin, son rôle était celui de faire des reportages en même temps qu’il aidait les groupes de pompiers.

"Au début tout était très incertain il n’y avait pas beaucoup d’information, il y avait beaucoup de chaos car on n’avait jamais eu une situation pareille en Bolivie, surtout dans la Chiquitania. Beaucoup de gens arrivaient sans savoir comment ils allaient aider. En arrivant j’ai rencontré un groupe qui était prêt à former les gens dans la lutte directe contre les feux."

Est-ce que vous aviez le matériel nécessaire pour combattre les feux?

"On avait accès au matériel basique, mais ça ne suffisait pas pour être face aux feux.

Ce n’était pas assez, car tout le support aérien est arrivé après trop longtemps, il aurait du être demandé au moment ou les feux étaient encore contrôlables, mais on était au delà de ce point et ça n’a pas beaucoup aidé. On a fait ce qu’on pouvait."

Qu’est ce que tu penses de toute l’aide que le gouvernement n’a pas voulu accepter?

"C’était triste de savoir qu’on aurait pu avoir toutes les ressources pour aider la Chiquitania mais le gouvernement n’a pas laissé passer, beaucoup des dons qui arrivaient se perdaient à la douane, l’argent qui arrivait pour aider, on bloquait par des impôts ou dans la manière de faire la transaction, mais c’était triste de savoir que tu as quelque chose à portée de main mais que tu ne peux pas l’utiliser."

Chaque année, les éleveurs et agriculteurs nettoient leurs terres ou les agrandissent en brûlant les terres et la forêt, c’est une pratique connue et contrôlée, mais pourquoi cette année la situation est devenue hors contrôle? 

"Le réchauffement climatique, les températures élevées dans la zone n’ont pas aidé, mais aussi le manque d’information des communautaires dans la façon correcte de réaliser les brûlis, car le gouvernement avait approuvé des lois qui autorisaient plus de brûlis à cette période et en plus grande quantité, ce qui a fait que ce soit incontrôlable."

Comment as tu vécu cette expérience?

"Je pense qu’au début, je ne comprenais pas la grandeur de ce problème et l’adrénaline ne me laissait pas le ressentir. Au fur et à mesure que les jours passaient, je comprenais la complexité de la situation, et c’était connaitre quel type d’arbre est ici, leurs caractéristiques, et tu commences à te rendre compte de ce qu’un feu de cette ampleur peut faire à une personne. Tu te rends compte que la fumée est un danger à ce moment, mais aussi par la suite, à cause de l'inhalation de CO2. Mais la plus grande douleur étaient les animaux qui ne pouvaient pas échapper, ni s’exprimer pour demander de l’aide. On voyait beaucoup de cadavres et on arrivait dans des zones où on sentait une odeur à mort.

Cet incident représente pour moi la négligence humaine mais aussi un manque de prise de conscience par rapport à la nature. C’est un manque de respect envers elle. Tout peut être contrôlé, mais je pense que plus important encore, c’est l’éducation. Les gens à la campagne qui n’ont pas une éducation adéquate à ce type de situation, pour eux, c’est pas grande chose. La plupart des communautaires avec qui j’ai échangé n’avait aucun moyen de communiquer avec le reste du pays, ils avaient une petite radio mais quelques infos sont très sensationnalistes et ne savaient pas ce qu’il se passait.

Un jour près d’un parc national, on a trouvé un monsieur qui continuait à brûler, nous avions réussi à tout éteindre et à lui expliquer la situation, mais il n’était pas du tout au courant, lui il pensait que tout était fini. Je pense que c’est un peu d’éducation et communication."

2019 aura été une année noire.

Aucune région dans le monde n’a été épargnée par les incendies et les feux de forêts.

En Amazonie, en Indonésie, dans Alaska, en Australie, Californie, Colombie, au Vénézuela, en Syrie, au Liban, au Mexique, en Sibérie. Selon le CAMS, le Service pour la surveillance de l’atmosphère de Copernicus , environ 6 375 mégatonnes de CO2 ont été rejetées dans l’atmosphère au cours de l’année.

Si certains méga-feux ont fait la une des médias, notamment ceux en Amazonie, en Californie et en Australie, d’autres sont restés sous silence malgré leur ampleur et leur intensité.


D’immenses étendues de terre cultivées ont par exemple brûlé en Syrie et au Liban, provoquant ainsi une grande inquiétude quant à la sécurité alimentaire dans ces régions où les populations subissent, en plus, des conflits armés importants.

Plus de 100 feux de forêts ont eu lieu en Sibérie et en Alaska, entre juin et septembre 2019. Ceux-ci ont fait l’objet d’une surveillance accrue de la part des scientifiques, car la majorité d’entre eux ont été provoqués par les conditions exceptionnellement chaudes et sèches dans la région.

En Afrique centrale, la forêt brûle. Si les conséquences écologiques sont identiques aux conséquences des autres feux dans le monde, les causes sont différentes en Afrique. La République Démocratique du Congo, l’Angola, la Zambie et le Cameroun ont connu d’importants incendies provoqués par les agriculteurs qui, à l’approche de la saison des pluies, brûlent des hectares entiers pour préparer les terres. Au même titre que l’Amazonie, le président congolais Félix Tshisekedi s’inquiète de la disparition des forêts sur le territoire à l’horizon 2100…

Pour se rendre compte de l’urgence en temps réel, il est possible de consulter le site de la NASA et de la mission EOSDIS, dont les satellites captent les températures du sol grâce au rayonnement infrarouge. Ajoutez ce site à vos favoris et partagez-le avec les prochains climato-sceptiques qui vous affirmeront que non, la maison ne brûle pas…

Sources et morceaux : 

  • Chovena festiva

  • Curawaka - Te nande

 

EPISODE #4
AU CINÉMA

Nous sommes sur le point de terminer cette série sur l’Amazonie, au cours de laquelle nous avons voyagé des régions du Manu au Pérou où vivent les Mashco-Piro, jusqu’aux confins des nations indigènes Kayapos au Brésil. Nous aurons embarqué sur une pirogue et suivi le fleuve Napo jusqu’au village de Panacocha en Equateur, avant de nous rendre au pied de la Montagne d’Or, à Saint-Laurent du Maroni en Guyane Française. Puis, l’actualité nous aura mené jusqu’à la Chiquitania, la région amazonienne à l’est de la Bolivie. Nous aurons tenté de comprendre ce qu’est l’Amazonie et ce qui en fait une des régions les plus atypiques de la planète.


Quatre épisodes ne sont pas suffisants pour évoquer la richesse de cette forêt mais notre objectif aura été celui d’alerter sur les industries qui la menacent et le point de non-retour atteint sur le plan écologique, avec les nombreux incendies qui y ont fait rage, et qui continuent encore. 

Et bien pour finir cette belle émission dédiée à l’Amazonie, nous voudrions vous inviter à regarder quelques films qui parlent du respect de la nature, de notre environnement, de notre terre, des animaux et de ce qui préservent les belles forêts et de beaux écosystèmes que nous trouvons dans le monde entier.

Le premier film :  Le temps des forêts, propose, à travers les témoignages passionnants de celles et ceux qui travaillent dans le secteur forestier, un voyage au cœur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives. Forêt vivante ou désert boisé, les choix d'aujourd'hui dessineront le paysage de demain. 

A l’heure où le réchauffement climatique s’accélère, tout devrait être fait pour préserver la forêt et entretenir la santé des sols, grands capteurs de CO2. Cependant, c’est un sujet qui devient très alarmant, on voit de nos jours de plus en plus d’incendies, des catastrophes naturels et une vaste perte de biodiversité. Certains gouvernement comme celui de la France ont décidé d’augmenter de 30% la coupe des forêts, réduisant la captation et augmentant les émanations de CO2, une décision qui va contre l’intérêt général et menace les générations futures.

En passant par l’Amazonie, nous vous présentons La Selva Inflada. 

C’est un documentaire qui montre la dualité de la vie des indigènes entre 14 et 25 ans, des êtres humains comme nous, qui doivent lutter pour trouver une place, une dualité entre leurs racines et le monde actuel, des changements extrêmes qui envahissent leurs esprits occasionnant des situations tragiques. 

On constate bien évidemment un problème d’évolution des communautés indigènes, d’échanges culturels, d’adaptation à une culture qui n’est pas la leur ; Mais pourquoi doivent-ils s’adapter à notre culture ? Ça ne serait pas juste s’adapter à la leur, à leurs habitudes ou au moins la respecter? N’oublions pas que cette terre ne nous appartient pas, et que c’est eux-mêmes, qui la préservent pour alléger notre quotidien.


Pour connaître une des cultures indigènes en profondeur, nous avons le film Wappa à vous recommander, il propose une immersion depuis l’enfance et la croissance des enfants indigènes. Vous allez pouvoir apprécier le jeu, la vie en communauté et l’influence de la relation spirituelle avec la nature, des éléments qui structurent le corps et l’âme de ces petits enfants. 

Et pourquoi pas parler du film O polo Dourado Somos Todos Nós (El pueblo dorado somos todos nosotros)? 

C’est une histoire qui parle de la création du monde, un groupe de jeunes allemands partent en voyage pour faire un échange musical, social et culturel, vous allez découvrir les barrières linguistiques à travers la musique et qui pourtant ne seront pas un obstacle pour que ces deux cultures différentes puissent créer et partager … à vous de connaître la suite de cette belle histoire.


Tuve un sueño una vez de un espíritu blanco, estaba enfermo y sólo aprendiendo a soñar podía salvarse

J’ai rêvé une fois d’un esprit blanc, il était malade et c’est seulement en apprenant à rêver, qu’il pouvait se sauver.


Avez-vous peut-être entendu parler du film El abrazo de la serpiente?

C’est un film colombien très connu qui a gagné un Oscar. Ce film parle d’un chaman, le dernier survivant d’une communauté indigène disparue et de deux étrangers, un photographe et un botaniste américains qui sont à la recherche d’une plante hallucinogène. C’est la rencontre de deux mondes différents qui montre au fil du temps l’histoire coloniale et le capitalisme sur l’Amazonie et son peuple

Et pour ceux qui sont passionnés par la lutte contre l’exploitation des ressources naturelles et la défense des droits communautaires et environnementaux de la région amazonienne, nous vous recommandons le film Amazonia eterna. 


N’hésitez pas à nous faire parvenir vos émotions, vos avis concernant ces films, nous espérons qu’ils vous plairont et qu’ils pourront vous sensibiliser davantage au sujet de l’Amazonie et du fait que nous sommes le seul espoir pour pouvoir préserver notre monde….

Kambak est un groupe équatorien d’origine Kichwa, qui prône la défense de la langue, de la culture et des territoires, en mélangeant musique traditionnelle et musique moderne. Il réussit à mélanger les styles musicaux provenant de la culture afro, de la pop et de la région andine.

Le morceau Sikwanka remet en question le système éducatif conventionnel qui nous apprend que Christophe Colomb et Francisco de Orellana ont respectivement découvert l’Amérique et l’Amazonie.

Sikwanka signifie toucan en langue Kichwa.  Cet oiseau est très symbolique pour les peuples et les nations de l'Amazonie. Il vole au-dessus de la forêt et c'est pourquoi on le considère comme témoin de tout ce qui s'est passé sur ce territoire.

Kambak interroge le toucan : Sikwanka, qui a fait les premières routes?

Sikwanka, Qui a marché le premier ici?

Sikwanka, Qui a fait les premiers chakras dans cette jungle verte?

Qui a construit les premières maisons?

Sikwanka, Qui a traversé ces rivières pour la première fois?

Etaient-ce Christophe Colomb et Francisco de Orellana ou étaient-ce les ancestres des peuples Kichwa, Shwar, Achwar, Waorani, Zapara, Andwa, Shiwiar, Siona, Secoya et Cofán ?

Sources et morceaux : 

  • Grupo Putumayo - Madre Selva

  • Danit - Cuatro vientos

  • Extrait Le temps des forêts

  • Extrait La Selva Inflada

  • Extrait Wappa

  • Extrait O polo dourado somos todos nos

  • Extrait El abrazo de la serpiente

  • Extrait Amazonia eterna

  • Kambak - Sikwanka

 

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